Quel est le meilleur whisky ?

Quel que soit le domaine, dans les spiritueux comme ailleurs, dès qu’on évoque avec passion un produit la question arrive très vite : quel est le meilleur ? Nous voudrions tous déguster le breuvage parfait, le Saint Graal du malt.
Pourtant nous ne répondrons pas à cette question, pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que vous pourrez trouver de multiples réponses, toujours très différentes. Des concours plus ou moins rigoureux et des guides souvent controversés. Vous ne manquerez pas d’experts vous affirmant qu’ils ont déterminé les 10 meilleurs whiskies du monde (les ont-ils tous goûtés ?).
Mais alors pourquoi cet article ? Tout simplement parce que c’est l’occasion d’aborder deux aspects, parfois floues pour les amateurs, et qui vont vous guider pour évaluer la qualité intrinsèque d’un whisky : l’âge et les catégories de whiskies.

À quoi correspond l’âge indiqué sur une bouteille de whisky ?

L’âge indiqué correspond au temps passé par l’eau-de-vie en tonneau. En effet, contrairement au vin, lorsqu’un spiritueux est embouteillé il ne vieillit plus. Lorsque le producteur assemble plusieurs tonneaux, il doit indiquer l’âge du plus jeune whisky (assembler un tonneau de 8 ans et un tonneau de 10 ans ne donne pas un whisky de 9 ans mais un whisky de 8 ans).
Si votre whisky n’a pas d’âge indiqué, il a passé au moins 3 années en tonneau. C’est le minimum légal pour bénéficier de l’appellation whisky, en dessous ce sera un spiritueux (spirit). Vous serez sans doute tentés de rechercher les bouteilles les plus âgées. Mais ce n’est pas le seul critère à prendre en compte. La catégorie de whisky (voir plus loin), les techniques de distillation ou encore le type de tonneau utilisé ont une importance largement aussi importante. Un whisky va gagner en complexité en vieillissant mais un mauvais whisky ne deviendra pas un grand single malt. Cependant le prix va sérieusement augmenter avec les années, car les coûts de production flambent, notamment parce que le whisky s’évapore tout au long du vieillissement en fût. Alors n’écartez pas par principe les whiskies jeunes, qui sont souvent des rapports qualité-prix très intéressants chez les bons producteurs.

Blend, pur malt, single malt, quelles sont les catégories de whisky ?

Un Blend (ou blended) est un whisky élaboré par assemblage de whisky de malt et de whisky de grain (blé, maïs, seigle…). L’intérêt de faire entrer des céréales non maltées dans la production est surtout de faire très fortement baisser les coûts. Cela donnera des eaux-de-vie plus douces, parfois plus consensuelles, mais avec nettement moins de caractère et une palette aromatique beaucoup moins étendue. Mais le vrai problème des blends est souvent l’absence de transparence. Il ne vous est généralement pas précisé s’ils sont composés de 20% ou de 80% de malt. Difficile dans ce cas de se faire une idée de ce que le producteur a réellement utilisé et de ce que vous pouvez attendre à la dégustation.

La mention Pur Malt (pure malt) signifie que le whisky a été élaboré uniquement à base de malt (orge maltée en général). Les coûts de production sont nettement plus élevés mais cela apporte beaucoup plus de caractère et une complexité aromatique plus importante (et là c’est transparent puisque c’est 100% de malt). Votre bouteille est un assemblage de plusieurs tonneaux, tous « pur malt », qui peuvent provenir de différentes distilleries (dans ce cas on utilisera le terme Blended Malt).

La dénomination Single Malt correspond à un whisky pur malt élaboré dans une seule distillerie. C’est généralement un assemblage de plusieurs tonneaux mais sans apport de lots extérieurs.

Un whisky Single Cask est issu d’un seul tonneau, que le producteur a considéré suffisamment intéressant pour ne pas être assemblé. C’est donc un produit exclusif et en édition très limitée (environ 300 bouteilles). Si vous l’avez adoré, faites vous à l’idée que vous n’en retrouverez plus (mais vous en découvrirez d’autres tout aussi enthousiasmants).

Enfin, la mention Brut de Fût (Cask Strenght) indique que votre whisky n’a pas été « réduit ». En effet, la plupart des eaux-de-vie vieillies sont additionnées d’eau avant embouteillage, pour réduire le taux d’alcool (en l’amenant généralement entre 40 et 46°). Ici le producteur a conditionné directement ce qu’il a retiré du fût. Le taux d’alcool se situe le plus souvent entre 50 et 60%, en fonction du vieillissement. L’intérêt est de bénéficier d’une dégustation identique à celle que vous feriez directement au tonneau. L’inconvénient est d’avoir un alcool trop fort, dont vous aurez souvent du mal à percevoir toutes les subtilités aromatiques. Vous pouvez bien sûr l’allonger d’eau, mais gardez en tête qu’une véritable réduction est une étape technique que le professionnel réalisera toujours mieux que vous. En bref, il y a deux écoles.

En conclusion, vous ne savez toujours pas quel est le meilleur whisky du monde, mais vous avez peut-être plus d’éléments pour choisir vos prochaines dégustations. Gardez en tête que le whisky est l’inverse d’un produit unique ; chaque pays, chaque distillerie, chaque tonneau va générer des résultats différents non classables. Alors bonnes découvertes et voici déjà quelques pistes d’investigation avec de très beaux Singles Casks en cliquant ICI.

Rétrolien depuis votre site.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.

Sélection rigoureuse

Nous sélectionnons chaque produit pour la sincérité de sa production.

Livraison gratuite

Livraison en France métropolitaine uniquement. Le coût de livraison est compris dans les tarifs pour vous éviter les mauvaises surprises au moment de la validation de votre commande (pour les îles un surcoût de livraison sera appliqué avant validation de la commande).

Emballage renforcé

Nos emballages ont été conçus spécialement pour garantir une protection parfaite de votre commande.

Paiement sécurisé

Vos paiements en lignes sont sécurisés par la garantie 3D SECURE et notre partenaire Banque Populaire.

Gestion des cookies